L'arrivée du gaz dans les villes : l'allumeur de réverbères
"Jusqu'à l'allumeur de réverbères qui se mit à rire"
Gustave Doré (1832-1883), 1861.
gravure sur bois ; 14,5 x 4,3 cm (im.)
Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, PET FOL-DC-298 (O)
© BnF
Au début du XIXe siècle, l’arrivée du combustible gaz révolutionne la vie nocturne dans les villes. Des becs de gaz, allumés et éteints chaque matin et chaque soir par les éclaireurs, sont reliés à de grands réservoirs, les gazomètres, situés souvent en dehors des villes. Les milliers de kilomètres de tuyaux et de canalisations parcourent alors les sous-sols des villes renouvellent le métier de plombier.
Après l’eau, celui-ci doit maîtriser un nouvel élément très dangereux, car inflammable, explosif et toxique. Les tuyaux en terre cuite et en bois sont vite abandonnés pour des matériaux étanches et plus sûrs. Malgré ces précautions, les accidents ne sont pas rares car le gaz de ville est inodore. C’est pourquoi on y ajoute du mercaptan, gaz très nauséabond, pour détecter immédiatement toute fuite.
 
 

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