Joueurs de dés - Chaufferette inversable - Oiseau buveur automate
Carnet de dessins de Villard de Honnecourt
Croquis et dessins au crayon et à l'encre par l'auteur.
Parchemin, 33 feuillets, 232 × 152 mm. Reliure cuir, en forme de portefeuille
BnF, département des Manuscrits, Français 19093, f. 9
© Bibliothèque nationale de France
L'Église au Moyen Âge s'approprie le mythe du labyrinthe pour symboliser les voies du salut au-delà du dédale des chemins de la vie. Le labyrinthe est présent dans de nombreuses cathédrales. Un maître d'œuvre du XIIIe siècle, Villard de Honnecourt, a laissé un carnet exceptionnel. Le dessin de Villard représente ici très précisément le labyrinthe de la cathédrale de Chartres. Il n'existe qu'un chemin pour rejoindre le centre mais il est laborieux : le chrétien qui le parcourt à genoux, en simulant le pèlerinage pour gagner son salut, doit à six reprises s'éloigner du centre alors qu'il y touche presque. Il parcourt ainsi dix fois la hauteur de la nef.
La page est couverte d'inscriptions qui se glissent entre les figures dessinées à des moments différents. Les deux séries de dessins se trouvent tête-bêche. Le texte concerne seulement deux objets, un oiseau automate et une chaufferette inversable. L'autre série de dessins semble avoir été dessinée antérieurement : accroupis, face à face, avec entre eux une sorte de plateau qui ressemble à une auge plate munie d'un bec d'écoulement de l'eau et qui pourrait être une auge à plâtre ou à mortier, deux hommes se font face, têtes et torses nus. L'un des hommes a une écharpe qui lui entoure la taille, et couvre son dos et ses épaules. Dans l'autre sens, on peut lire ce qui se rapporte aux autres figures.
 
 

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