La pierre de Rosette
Manuscrit de la Grammaire égyptienne
Cahier de notes de Jean-François Champollion
Jean-François Champollion (1790-1832).
Publié en 1841
BnF, Manuscrits, Nouv. acq. fr. 20374, Folio 2v - Folio 3
© BnF
"Je tiens l’affaire !", se serait écrié Jean-François Champollion en se précipitant dans le bureau de son frère le 14 septembre 1822, après avoir percé le mystère des hiéroglyphes.
En comparant les textes de la pierre de Rosette, et en comptant les signes utilisés dans chacune des langues pour le même texte, Champollion prouve que les hiéroglyphes représentent certes des mots (idéogrammes), mais que 24 d’entre eux ont aussi la valeur d’un son dans la langue égyptienne (signes phonétiques). Il s’appuie, pour sa découverte, sur l’examen comparé de noms propres, ceux-ci étant le lieu privilégié des premières transcriptions phonétiques, car ils sont les plus difficiles à représenter de manière figurée. Champollion réalise une première identification du nom de Ptolémée sur la pierre de Rosette puis, sur l’obélisque de Philae, qui servira de base solide pour la suite du déchiffrement. Il publie en 1824 le Précis du système hiéroglyphique des anciens Égyptiens. Sa découverte marque la véritable naissance de l’égyptologie grâce à la traduction de textes jusque-là incompréhensibles.
 
 

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