Abside de Notre-Dame de Paris
1827.
Collection de dessins sur Paris, par Destailleur. Tome V
BnF, Estampes et photograpie, RESERVE VE-53G-FOL, Destailleur Paris, t. 5, 980
© BnF
Pour contrer les poussées exercées sur les murs par les voûtes, les églises romanes les renforcent par des contreforts, renforts de maçonnerie en saillie accolé au mur extérieur.
Dans les édifices gothiques, les contreforts deviennent des arcs-boutants, comme des contreforts éloignés de la paroi et évidés en arc. Ces structures sont plus légères mais toujours présentes, car les poussées latérales, même réduites, demeurent une menace pour la stabilité de l'ensemble.
C'est à Chartres que l'arc-boutant s'intègre dès l'origine à la construction de la cathédrale. Les étais extérieurs obliques en bois utilisés par les maîtres ouvriers dans la construction des voûtes sont ainsi pérennisé et intégrés en pierre dans la structure de l'architecture gothique. La poussée des voûtes étant reportées des murs sur les arcs boutants, il devient possible d'ouvrir de larges baies en partie haute des églises, afin d'éclairer abondamment l'intérieur à travers les vitraux. Les arcs-boutants servent aussi à l'évacuation de l'eau de pluie tombée sur le toit.
Peu à peu, les arcs-boutants extérieurs deviennent un élément esthétique que l'on ne cache plus, comme si les architectes gothiques faisaient le choix de dévoiler leurs secrets de construction. À Notre-Dame de Paris, les gigantesques arcs-boutants aériens qui soutiennent l'abside évoquent presque un gigantesque squelette externe !
 
 

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