La cathédrale Notre-Dame de Paris, 1163-1345

Techniques et métiers

Un ferronnier diabolique ?

Les ferrures de Notre-Dame de Paris comptent parmi les plus impressionnantes réalisations en métal du Moyen Âge, à tel point qu'elles ont vu naître une légende. Le bois des portes latérales de la cathédrale est presque entièrement recouvert d’un réseau de rinceaux et d’ornements de fer (pentures et panneaux).
Une histoire prétend que devant l’ampleur du travail, le jeune serrurier Biscornet aurait vendu son âme au diable en échange de la réalisation des portes. Les soudures des ferrures sont si nombreuses et si bien exécutées qu’il est impossible de déterminer leur nombre. On pensa même un temps qu’il s’agissait de fer moulé et non de fer forgé.

Une technique retrouvée au XIXe siècle

Ce n’est qu’au XIXe siècle que le charme est rompu avec l’intervention du maître ferronnier Pierre Boulanger en 1867, dans le cadre de la restauration menée par Viollet-le-Duc. Pour retrouver la technique employée par Biscornet, Boulanger travaille pendant 12 ans. Il exécute dix pièces pour lesquelles il utilise 500 kg de fer. Fier de sa prouesse technique, le ferronnier a signé de son nom le dos des panneaux, pour prouver qu’il s’agit bien de l’œuvre d’un homme, et non du diable !