La Tour Eiffel, 1889

Techniques et métiers

L'éclairage de la tour aujourd'hui

Dès le soir de son inauguration, 10 000 becs de gaz éclairent la tour ; depuis, elle a fait l’objet de nombreux dispositifs d’éclairage. De nos jours, la tour Eiffel scintille cinq minutes tous les soirs, au début de chaque heure, tandis que son phare rayonne sur Paris.
Mais un nouveau paramètre est aussi entré en jeu : le souci d’économiser l’énergie, tout en conservant à la tour tout son éclat nocturne.

• Plus de 100 modèles différents de lampes, soit 10 000 ampoules, permettent l’éclairage et l’illumination de la tour ; 20 000 sont nécessaires pour son scintillement. Les électriciens sont amenés à remplacer les ampoules régulièrement, ce qui les conduit souvent à escalader les structures.
• La tour consomme 7 700 000 kWh par an, soit l’équivalent d’un village d’une centaine de foyers, dont 580 000 pour les illuminations. Elle est alimentée par EDF en tension 20 kV. En 2007, la tour a réduit de 40 % sa consommation d’électricité en remplaçant les projecteurs d’une puissance électrique de 1 kW contre des modèles de 600 W.
• Plus de 80 km de câbles électriques sur l’ensemble des installations.
• 19 transformateurs de natures diverses (en cas de panne, trois groupes électrogènes 1600 kVA prennent automatiquement le relais).
• Un scintillement peu consommateur d'énergie car les 20 000 ampoules ont chacune une puissance faible de 6 W et s’allument de façon aléatoire. De plus, le passage de la durée de scintillement de 10 à 5 minutes par heure en 2008 a permis de diminuer la consommation d’énergie et surtout un allongement de plusieurs années de la durée de l’installation.