Le dôme de Florence, 1420-1436

Techniques et métiers

Des briques en arêtes de poisson

Un autre secret de la solidité du dôme réside dans la manière dont les briques (qui ressemblent à de larges tuiles plates) sont disposées entre les huit nervures qui constituent l'armature de l'édifice.

En raison de la pente et du poids de l'édifice, de simples couches alternées de briques et de ciment auraient pu se fissurer au niveau du mortier. Pour éviter cela, les briques ne composent pas une ligne continue : elles forment un dessin en chevrons ou "arêtes de poisson", avec une alternance de briques posées verticalement et horizontalement. De plus, les briques verticales forment une ligne en spirale autour de l'ensemble, ce qui renforce la cohésion du tout. Le résultat constitue un ensemble très homogène, quasi d'un seul tenant, qui ne peut se fissurer et s'effondrer.

Sur le dôme, les briques sont recouvertes de tuiles, ce qui empêche de les observer de l'extérieur. Les images de gauche représentent donc la maquette au 1/5e réalisée par Massimo Ricci, qui reprend fidèlement la technique de pose mise en œuvre pour le dôme.