La chocolaterie Menier, 1872

Techniques et métiers

Une structure entièrement métallique de 460 tonnes

L’architecte Jules Saulnier fait raser l'ancien moulin à pans de bois, ne conservant que les trois piles en pierre, auxquelles il ajoute une quatrième, indispensable pour supporter le poids du bâtiment et de ses lourdes machines. Car, construite sur une rivière, l’usine est un moulin : les turbines actionnées par l’eau feront tourner les machines qui broient et mélangent les fèves de cacao dans les étages.

La totalité de la structure est métallique : quatre grandes poutres de fer délimitent le périmètre du moulin. Le rez-de-chaussée et le premier étage sont soutenus par des colonnes intérieures, mais le plancher du deuxième étage est simplement accroché à la charpente, sans colonne.
Les planchers doivent porter de lourdes charges : ils sont faits de poutres de fer dont le profil en forme de double T en renforce la solidité. Même la charpente est constituée d’un treillis de métal. Toutes les pièces métalliques sont maintenues par des boulons et des rivets.

Le treillis en losange de la façade consolide celle-ci : un losange ne subit pas les forces exercées sur les autres. Mais ces formes de métal ont aussi une fonction décorative puisqu'elles sont bien visibles sur la façade du bâtiment.

Le poids total de l'ossature métallique du bâtiment est de 460 tonnes.