Le palais vénitien, XVIe siècle

Techniques et métiers

Construire léger

Sur un sol gagné sur la lagune, il faut construire des édifices légers ! Plusieurs techniques sont mises en œuvre pour atteindre cet objectif.

Les charpentes sont évidemment en bois, de même que certains éléments destinés à relier les murs entre eux. La brique, moins lourde que la pierre, est largement employée pour les façades, sauf la façade principale des palais, le plus souvent en marbre. 

Les murs sont de moins en moins épais à mesure que l'on s'élève, puisque la charge qui pèse sur eux est progressivement moins importante. De plus, les édifices vénitiens comptent rarement plus de trois étages.

De nombreuses fenêtres

Pour embellir les façades de marbre tout en les allégeant, on y perce de larges ouvertures sous forme de fenêtres doubles, triples ou quadruples, très représentatives de l'architecture vénitienne. Ces fenêtres sont très tôt revêtues de vitre, car l'île de Murano compte de nombreux ateliers de verriers produisant en grande quantité dès la fin du Moyen Âge.

Enfin, le long des canaux, les palais construits côte à côte se soutiennent mutuellement, ce qui contribue encore à les renforcer. Ces techniques ont aussi des vertus antisismiques : construits sur un sol meuble, avec des matériaux souples et légers, liés par un mortier tendre à base de chaux, les bâtiments vénitiens absorbent assez bien les mouvements du sol.