Le Panthéon, vers 125 ap. J.-C.

Techniques et métiers

Alléger et renforcer la coupole

Pour construire le Panthéon et assurer la stabilité de la coupole, les constructeurs ont recours à plusieurs techniques qui expliquent qu'aujourd'hui encore, cet édifice construit en 125 après J.-C. ne présente aucun défaut de structure.

Les murs

Ils sont très épais (6 m) et faits d'un béton coulé entre deux parements de briques. Débordant de la coupole, ils servent de contreforts à celle-ci. Dans la partie inférieure, le granulat du béton est en pierre, notamment de travertin, qui est la pierre de Rome. Plus haut, la pierre est mélangée à de la brique pour un résultat plus léger.

La coupole

Dans la coupole aussi, la composition du béton varie. Le granulat est à base de brique au premier niveau, puis de pierre ponce pour la calotte supérieure. La coupole n'a pas la même épaisseur en tout point : elle s'affine vers le sommet, passant de 5,90 à 1,5 m au niveau de l'ouverture ronde, qui allège encore l'ensemble. La maçonnerie externe de la coupole est constituée de nombreux arcs de décharge qui répartissent les poussées.

Les caissons

À l'intérieur de la coupole, 140 caissons sont creusés. Ils ont une fonction décorative, mais réduisent aussi le poids de l'édifice. Leur orientation varie selon leur emplacement sur la coupole, de façon à donner visuellement une impression d'uniformité.

Les anneaux de charge

La poussée sur la coupole, qui pourrait tendre à s'écraser, est contenue par un dispositif supplémentaire : sept anneaux circulaires de béton ceinturent la coupole et la maintiennent en place.