La ziggurat de Babylone, début du IIe millénaire avant J.-C.

Techniques et métiers

Les jardins de Babylone

La cité de Babylone est aussi restée célèbre pour ses extraordinaires jardins suspendus, l’une des sept merveilles du monde antique. Organisés en terrasses, ces jardins auraient été construits par Nabuchodonosor II pour rappeler à sa femme son pays verdoyant, alors que la Mésopotamie est plate et aride.

De nombreux textes antiques décrivent ces jardins comme d’immenses voûtes de pierres ou de briques en étages, recouvertes d’une épaisse couche de terre. Toutes sortes de fleurs, plantes et arbres y poussaient. L'eau nécessaire à ces plantations était acheminée par un ingénieux système de canalisations, qu'un historien du IIIe siècle avant Jésus-Christ décrit ainsi : “Des canalisations conduisent les eaux depuis le haut : tantôt elles s’élancent et s’écoulent en suivant tout droit la pente, tantôt on les contraint à remonter en spirales, à l'aide des mécanismes qui la font courir autour de l’hélice des machines ; les eaux, élevées dans de grandes et nombreuses fontaines, arrosent le Jardin tout entier, imprégnant les racines des plantes en profondeur et maintenant humide la terre.”

Le système semble correspondre à la “vis d’Archimède” ou vis hydraulique qui fonctionne grâce à des hommes qui l’actionnent en permanence.

Pourtant, les jardins de Babylone demeurent un mystère… En effet, les fouilles de la ville n’en ont montré aucune trace, alors qu’on a retrouvé les fondations de la ziggurat et des édifices voisins. Se trouvaient-ils à Babylone, ou ailleurs ?